Un nouveau guide photo des araignées


Oyez, oyez, braves gens.
La nouvelle est telle qu’on a envie de l’annoncer sur tous les toits.

Un nouveau guide vient de paraître aux éditions Delachaux et Niestlé :
« Guide photo des araignées et arachnides d’Europe » de Heiko Bellmann, traduit et adapté par Philippe Jourde.

images

Ce livre vient enfin combler un manque évident dans les guides naturalistes. Pour rappel, il n’existait qu’un seul guide photographique, le « Dick Jones » – le premier guide de terrain en langue française (aux mêmes éditions Delachaux et Niestlé) épuisé depuis de nombreuses années et qui se vendait à prix d’or sur certains sites de secondes mains. Les photos étaient un peu vieillottes mais le contenu était (et le restera toujours) une référence dans le milieu des naturalistes puisque l’ouvrage rédigé à la base par l’anglais Dick Jones, avait été traduit, adapté et complété par deux éminents aranéologues français, feu Jean-Claude Ledoux et Michel Emerit.

dick jones

La sortie d’un nouveau guide photo était attendue depuis belle lurette et le récent guide Vigot : « Quelle est cette araignée ? » de Martin Baehr et Heiko Bellmann paru en 2011 était un peu léger du point de vue de son contenu que pour rivaliser avec le Dick Jones.

vigotLe « Guide photo des araignées et arachnides d’Europe » de Heiko Bellmann est donc là pour combler ce manque et peut être comparé au « Dick Jones » : le nombre d’espèces (plus de 400 dans les deux guides), la qualité des clichés, les commentaires, le sérieux scientifique. Il faut dire qu’à l’instar de Dick Jones, Heiko Bellmann était un éminent biologiste allemand (malheureusement décédé il y a à peine trois semaines) auteur de nombreuses publications scientifiques et d’ouvrages de référence.

J’ajouterais même que ce nouveau guide est un rien meilleur encore que le précédent grâce à la présence d’explications assez complètes sur l’écologie de nombreuses espèces ; à noter aussi un chapitre de plus de 70 pages consacré aux autres arachnides dont certains groupes n’avaient pas ou peu été abordés auparavant : scorpions, schizomides, pseudoscorpions, opilions, solifuges, acariens, pantapodes et myriapodes.

Le tout est présenté dans un volume au format guide (un rien volumineux pour aller sur le terrain) au prix très raisonnable de 37 €.

Je ne peux donc plus que vous conseiller une seule chose : courez l’acheter !
Brigitte Segers

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6 réflexions au sujet de « Un nouveau guide photo des araignées »

  1. Curieux de voir… il y avait aussi le Michael J. Roberts encore disponible chez Delachaux, tiré du Collins et réédité en 2009 mais qui faisait la part belle aux arachnides britanniques ! De toute façon, tous les bouquins sur les araignées (même les obsolètes, nous apportent quelque chose… souvent même complémentaires !
    Merci pour cette info !

    • Oui, effectivement mais le Roberts n’est pas à proprement parlé un guide photo.
      J’ai oublié de dire que ce nouveau guide est une traduction de « Der Kosmos Spinnenfuhrer » de 2010, qui avait déjà été traduit en néerlandais sous le titre « Spinnen van Europa » en 2011.

      • Merci… Je viens de l’acheter… Les photos sont effectivement superbes !
        Premier hic néanmois, la Tegenaria parietina, pourtant commune dans nos maisons, n’apparaît pas ?? Je continuerai mes remarques au fur et à mesure de la lecture !

  2. Pouvez-vous m’aider à voir clair sur ceci… à propos de ce guide et de l’araignée Aculepeira aculeata :

    « Je sens qu’il me faut faire un peu de mise au point.
    Primo, la présence d’Aculepeira aculeata dans le livre de Bellmann est à oublier parce qu’elle n’existe tout simplement plus sous ce nom et n’est pas une araignée d’Europe.
    L’espèce qui porta un temps ce nom à la suite d’une confusion avec A. carbonarioides (laquelle n’est présente qu’en Russie du nord) a été mise en synonymie avec A. packardi (Thorell, 1875) qui n’est pas présente en Europe. (je n’ai pas écrit sans motif sérieux que ce livre devrait faire l’objet d’une relecture scientifique par un spécialiste.)
    Secundo, l’altitude: Il est tout à fait vrai qu’on peut trouver A. ceropegia en altitude, cela m’est arrivé souvent, mais dans la mesure où elle est aussi fréquente à basse altitude elle ne saurait être présentée comme montagnarde. Ce n’est pas le cas d’A. carbonaria qu’on trouve dans les vallées de montagne. Je l’ai observée de nombreuses fois à 1500 m dans le Tyrol, et pas souvent dans des éboulis, et la mention « au-dessus de 2000 m » n’a pas de fondement sérieux.

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