Araignée du mois (5) : Cyclosa conica


Chaque mois, nous vous présentons une espèce d’araignée.

Les textes sont rédigés par les différents membres du GT.

Février 2012 : Cyclosa conica par Olivier Decoq

Cyclosa conica par Lucarelli

Nom latin: Cyclosa conica (Pallas, 1772)

Famille : Araneidae
Taille : femelle,  jusqu’à 7 mm ; mâle, environ 4 mm
Habitat : feuillages des arbres à feuilles persistantes
Saison : printemps et début d’été

Cyclosa conica (Pallas, 1772)

Les cycloses, c’est avant tout grâce à la toile de chasse qu’on les repère et que, dans une certaine mesure, on peut les identifier. Deux espèces sont connues en Belgique, mais une seule est commune et signalée en Région Bruxelles-Capitale: Cyclosa conica, « la Cyclose conique » (nom donné par P. Déom dans La Hulotte).
Par contre sa cousine Cyclosa oculata, si elle semble assez répandue dans certaines régions du pays, comme le sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse, apparaît plus exigeante quant à son habitat (lambeaux de landes et lisières comportant des callunes, sarothamnaies basses, pelouses sèches piquetées de buissons, bord de tourbière enfriché… obs. pers.) et éviterait l’intérieur des boisements chers à C. conica. Elle construit en outre sa toile bien plus près du sol, et peut être reconnue aisément aux petits tubercules qui ornent l’abdomen: 4 bien visibles à l’arrière, 2 plus discrets vers l’avant.
Revenons à notre Cyclose conique: sa toile orbiculaire (« en roue de vélo ») est proportionnée à la faible taille de l’animal – à peine 7 mm pour une femelle ad.- et remarquable surtout par l’alignement de dépouilles de proies que l’araignée dispose, de part et d’autre du moyeu, sur une structure de soie que l’on appelle bien à tort le stabilimentum (qui n’a probablement pas de rôle de stabilisation…). On ne retrouve de stabilimentum (mais de forme différente et sans restes de proies alignés) que chez une seule autre araignée à Bruxelles, bien différente: l’Argiope fasciée (Argiope bruennichi).

toile avec "stabilimentum" et Cyclosa conica au centre (photo B Segers)

La journée, c’est au centre de ce dispositif que l’on trouvera l’araignée en affût. Brun-noir et beige, les pattes recroquevillées au-dessus du céphalothorax, elle ressemble alors elle-même à un débris… d’autant que son abdomen porte un gros tubercule postérieur (moins développé chez les mâles) qui « casse » sa forme d’araignée. Camouflage, camouflage, quand tu nous tiens!
Recherchez-la dans les branches basses de toutes sortes d’arbres et arbustes, feuillus et résineux: elle n’est pas rare du tout, et une fois que vous aurez appris à la repérer, vous la découvrirez le long des chemins et des lisières des boisements, peut-être aussi dans pas mal de jardins arborés (à confirmer)?
Jusqu’où pénètre-t-elle en ville, à Bruxelles? La question nous intéresse! Envoyez-nous donc vos observations (si possibles accompagnées d’une photo, même de qualité moyenne: l’espèce est plutôt facile à identifier): adresse du jardin ou nom de l’espace vert public, date, type de milieu…

Olivier Decoq

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